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Test de l’imprimante 3D Discovery200 de Dagoma

Aujourd’hui sur le blog, je vous propose d’inaugurer un nouveau chapitre de l’aventure domo-blog, en effet, nous ouvrons une toute nouvelle section dédiée à l’impression 3D. Rookie dans le monde de l’impression 3D, mais pour autant, fasciné par cette technologie, ayant toujours voulu comprendre les rouages de cette formidable invention qu’est l’impression 3D, vous le savez, sur le blog, nous soutenons la FrenchTech, alors j’ai contacté la société Dagoma, qui est une société française montante, qui produit la fameuse imprimante 3D Discovery 200. Si vous vous intéressez un peu au monde de l’impression 3D, elle ne vous est pas inconnue. Très souvent citée sur les forums spécialisés, la Discovery200 ou « Disco » pour les intimes et autres acteurs de sa communauté est une imprimante 3D personnelle de type RepRap.

 

RepRap? What is it?

RepRap vient de l’anglais Replication Rapid prototyper, en gros l’imprimante est auto réplicative et libre, de fait les plans des parties en plastique qui conçoivent l’imprimante sont disponibles au libre téléchargement sur le site de Dagoma. Vous pouvez ainsi customiser votre imprimante librement mais aussi et surtout pré-imprimer toutes les pièces permettant ainsi de réparer vous même votre imprimante en cas de casse! Intéressant hein? Attendez c’est pas fini!

kit

Vous êtes bricoleur ou tout simplement curieux? Cette imprimante est disponible en version en kit, c’est donc à vous de jouer pour la construire de A à Z, accompagné par un tuto très bien fait de la part du constructeur, mais quoi de mieux pour en comprendre les rouages et pouvoir la réparer simplement en cas de casse par la suite, et aussi pour les bidouilleurs, avoir la satisfaction d’avoir « construit » son imprimante 3D soi-même !

Oui mais l’impression 3D, c’est encore un monde inabordable pour le petit particulier du coin… Attendez, j’ai pas encore parlé de la cerise sur le gâteau, cette imprimante made in France, ne coûte que 299€ pour la version en kit à monter, sinon comptez 399€ pour un modèle tout prêt et réglé par les pro de chez Dagoma!

 

Mais Dagoma au fait c’est quoi?

Dagoma c’est une start-up Francaise, implantée à Roubaix qui conçoit, propose et distribue des imprimantes 3D abordables et s’est fait un nom avec la célébre imprimante RepRap (voir plus haut :)) Discovery 200 que nous testons aujourd’hui !

dagoma

dago

Dagoma est au passage une entreprise très disponible puisque je les ai contacté pour un éventuel prêt de la machine et quelques jours plus tard, elle était au domo-lab pour découvrir ce monde merveilleux qu’est celui de l’impression 3D. En effet, curieux de nouvelle techno, je n’avais jamais eu l’occasion de m’essayer dans cette exercice et, maintenant, je suis fan! Je vous reparle de mon expérience un peu plus tard en fin d’article, passons à l’unpacking avec quelques photos.

 

 

Unpacking

Dans le carton, Dagoma m’a fait livré au domo-lab une imprimante toute prête, oui, pour réaliser un test complet, j’ai préféré un kit tout prêt mais je n’exclue pas de commander un kit à monter dans un futur proche 🙂

disco1

En plus de l’imprimante, sont livrés avec, le nécessaire pour charger des plans dans l’imprimante (carte SD et son lecteur), une petite spatule bien utile pour décoller les impressions et quelques bonbons, toujours utiles également 🙂 Un peu de douceur dans ce monde de brute! Enfin, pour mettre en application ma créativité, Dagoma m’a également livré une bobine de fil Chromatik rouge. Le filament Chromatik est un fil de type PLA, nous verrons plus loin dans l’article ce qu’est exactement le PLA, pour le moment sachez que c’est un plastique respectueux de l’environnement, conçue pour une qualité d’impression optimale.

 

L’imprimante

Une imprimante 3D épuré avec 3 axes X, Y et Z. Bon je ne suis pas calé en imprimante 3D, c’est la première que j’ai au domo-lab mais elles sont toutes basé sur le même principe, certaines sont carénée, d’autres pas, certaines ont un plateau chauffant, d’autre un plateau standard, cette Discovery200 fait partie du second type. De ce fait, afin de permettre une parfaite accroche des premières couche d’impression (point très important dans le monde de l’impression 3D pour ne pas se trouver confronter au phénomène de warping), il faut utiliser une matière hautement adhérente sur le plateau. La Disco de Dagoma utilise du blue tape, un scotch bleu 3M qui a la particularité de permettre une excellente accroche des premières couches, permettant ainsi un fini impeccable de la pièce.

disco2

 

Sachez également que Dagoma propose également un accessoire nommé buildtak, il s’agit en fait d’un tapis de protection qui vient se mettre sur le plateau, ce tapis a pour avantage de constituer une surface d’accroche idéale pour les premières couches. Avec cet accessoire, terminé le scotch bleu et les séances de patience pour réaliser le collage 🙂 Bien qu’à force de pratique cela devient un jeu d’enfant !

 

L’installation

Rien de particulier ici, du fait que l’imprimante était déjà calibré par Dagoma, je n’ai eu qu’à jouer avec directement à réception. Pour la première impression Dagoma propose un porte clé sur la carte SD afin de tester le bon fonctionnement de l’imprimante et se familiariser avec l’imprimante sur une petite impression.

Il faut tout de même préparer le fil, préparer est un bien grand mot, il faut simplement pousser le fil dans le petit tuyau blanc qui fait transiter le fil entre le moteur d’entrainement et l’extrudeur. Une fois fait, il faut installer le logiciel Cura by Dagoma qui permet de convertir un fichier .stl (extension des fichiers imprimables) en un fichier dagoma0.g qui n’est autre qu’un fichier texte qui liste toutes les instructions d’impression pour l’imprimante.

Le fichier dagoma0.g contient en fait la température d’impression,  les coordonnées, les couches d’impression… bref toutes les données techniques nécessaires au bon déroulement de l’impression.

dago_2

 

Le logiciel Cura by Dagoma

Afin de générer le fameux fichier dagoma0.g avec les coordonnées d’impression, Dagoma propose gratuitement le logiciel Cura by Dagoma qui permet de personnaliser et affiner les paramètres d’impression afin de d’obtenir le rendu souhaité. Pour cela, Cura by Dagoma permet de jouer sur plusieurs paramètres comme la température de chauffe du fil, le type de remplissage, la qualité d’impression… chaque paramètre agit sur le temps d’impression, une impression demandée en qualité optimale, demandera une impression plus longue car plus fine, etc… Le logiciel se charge de calculer le temps d’impression estimé à chaque fois que vous jouer sur un paramètre, pratique!

cura

Au bout de plusieurs minutes, l’impression est terminé, la première impression a prit vie, la magie de l’impression 3D a opéré, ça devient très vite fascinant et on à vite envie d’imprimer un autre objet 🙂

 

Les types de fils supportés

plaLa disco peut travailler avec plusieurs types de fil 3D, ABS, PVA, Nylon… cependant, il est recommandé d’utiliser du PLA, en effet, le PLA est bio dégradable et issu de matériaux recyclés, il est donc plus en respect avec l’environnement. L’ABS quant à lui est un plastique plus commun, vous le retrouver dans les appareils électroménager ou même les lego, l’ABS à l’avantage d’être plus résistant car il se plie facilement, cela dit, je trouve que le PLA est tout de même très résistant lui aussi !

 

Pour aller plus loin

Avant de se lancer dans d’autres impressions un peu plus complexes, je vous conseille vivement d’utiliser un petit dérouleur pour que la bobine de fil soit à dispo de l’imprimante sans risque de faire des noeuds dans le fil. Bon ok, alors il faut acheter ça ou encore? Non, vous avez une imprimante 3D, vous pouvez le concevoir vous même! quand je vous dis que c’est magique l’impression 3D. Il existe plusieurs modèles mais Dagoma en propose un modèle en téléchargement sur son site et gratuitement bien sur! Alors c’est parti!

disco6

 

Maintenant que le support de bobine est prêt, c’est parti pour laisser libre court à son imagination !

Les modèles a télécharger sont en nombre conséquent sur le web, il existe des sites spécialisés qui sont en fait de grosses bibliothèques d’objets pour la plupart libres et gratuits tel que thingiverse.com, il n’y a donc qu’à rechercher l’objet ou parcourir les galeries d’objet, télécharger l’objet de votre choix, l’ouvrir dans Cura by Dagoma et envoyer le tout sur la carte SD et lancer l’impression.

 

Un peu de CAO?

Pour les plus techniques, il y a la possibilité de créer soi-même sa pièce dans des logiciels tels que blender ou freecad, il en existe un tas d’autres, je ne cite ici que ceux que j’ai été amené à utiliser, ils ont l’avantage d’être gratuits et assez simple à prendre en main. il faudra tout de même un peu de patience et de prise en main pour sortir une pièce correspondant à vos attentes mais avec un peu de patience et de persévérance, ça se passe très bien.

pi-secure     blender

J’ai par exemple créé le logo du blog en 3D sous blender pour en faire un porte clé sympa, le résultat est vraiment sympa, je suis très satisfait de ma première pièce.

Sinon, vous pouvez aussi via ces logiciels, modifier un fichier téléchargé, j’ai par exemple modifié le boitier de raspberry sur le screen Freecad ci-dessus. J’avais besoin d’obstruer le trou de la carte SD afin de se prémunir des vols éventuels de carte auquel j’ai été confronté dans un environnement industriel… Là aussi, avec un peu de pratique aucun problème pour apporter cette modification au modèle.

 

Mais concrètement ça sert à quoi d’avoir une imprimante 3D à la maison?

Clairement? A énormément de choses, après avoir passé mon temps à jouer avec la bête, pour tenter d’imprimer tout et n’importe quoi, je me suis également posé cette question. La réponse est simple à trouver voici quelques exemples concrets:

-J’avais besoin d’un dock pour mon nouvel iPhone, et bien j’en ai imprimé un!

-J’ai cassé un morceau de mon drone, zut! Il était tout neuf, j’ai imprimé la pièce, réparé mon drone, j’ai tellement aimé le résultat que j’ai aussi imprimé d’autres pièces, résultat, il est plus stable qu’avant 🙂

-Au domo-lab ce ne sont pas les câbles qui manquent, oui mais seulement, ils sont tout en paquet par terre ou sur le bureau, hop, impression de petits passe câbles qui permettent de garder les câbles en attente et a porté de main tout en restant ordonné!

-Au travail, j’ai des soucis de sécurité avec les cartes SD des raspberry, j’ai modifié le plan 3D d’un boitier pour obstruer la trou de la carte SD, de plus ce boitier peut se fermer avec des vis, ce qui augmente un peu plus sa sécurité et cerise sur la gâteau, il dispose même de pattes de fixation pour le fixer au mur ou à un autre appareil! Merveilleux!

-J’ai cassé la commande de starter de mon quad, je l’ai modélisé en 3D et je l’ai imprimé elle aussi.

-Il me fallait un support pour ma Gopro, vous connaissez déjà l’histoire, oui, c’est bien ça… je l’ai imprimé aussi 🙂

Vous l’aurez compris, une imprimante 3D, ça s’avère utile au quotidien, vous casser un bout de l’aspirateur, imprimez la, vous avez une porte qui claque, imprimé un bloc porte, vous perdez tout le temps vos cartes SD, imprimer un range carte! Bref, au même titre que la domotique l’impression 3D nous aide au quotidien, et tout comme la domotique, la seule limite reste notre imagination !

discovery200

 

 

Conclusion

L’imprimante Discovery 200 de chez Dagoma s’avère être une imprimante performante et économique. N’ayant pas beaucoup d’expérience dans le domaine, j’avoue m’être très rapidement prit au jeu. Au quotidien, elle s’avère pratique et utile sans être une usine à gaz. J’aime beaucoup le coté RepRap de celle-ci, et puis, sa grande communauté de passionné est également un gage de qualité. Ici est là, sur le web la disco est dans toutes les bouches, on en parle sur les forums spécialisés ou les sites de makers, bref elle est partout. Et pour cause, c’est quand même une imprimante à bas coût mais pour autant très performante.

J’aime également le fait qu’elle soit libre, énormément d’utilisateur lui invente de nouvelles fonctionnalité facilement réalisables en plus, vous déplorez que celle-ci ne dispose pas de plateau chauffant, faite une petite recherche google vous allez vite voir que c’est possible 🙂

Enfin je n’ai pas eu l’occasion de passer par l’étape montage pour ce modèle mais j’ai très envie de tenter l’expérience, je vous en reparlerai sûrement dans un prochain article avec le nouveau modèle, la DiscoEasy qui semble encore mieux. De fait, il s’agit de l’évolution de la discovery 200 avec un nouveau extrudeur et quelques évolutions. En gros, c’est la même imprimante avec des évolutions qui simplifient son montage, son entretien et améliorent encore un peu plus la finition d’impression, le tout au même tarif que la discovery testée ici!

A bientôt pour d’autres articles, tuto et mini guides autour de cette imprimante 3D qui viendront enrichir cette nouvelle catégorie du blog consacrée à l’impression 3D.

 

Enfin pour conclure cet article, je vous propose une petite vidéo en timelapse que j’ai réalisé durant l’impression d’un support de GoPro.

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A propos de cet auteur

Aurélien Brunet

Aurélien Brunet

Informaticien spécialisé dans l'IT industrielle, le réseau et les bases de données, un peu geek à mes heures perdues, je me suis mis à la domotique en 2012 avec ma première box domotique l'eedomus associée à un raspberrypi et quelques développements personnels. Depuis, je test, j’installe, je code, j’améliore mon installation et surtout, je partage avec vous mon expertise via ce blog pour améliorer votre quotidien dans la smart home!

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